23/07/2008
l'art de tondre les oeufs
SUPPRESSION DES FORMATIONS REMUNEREES
POUR LES TRAVAILLEURS HANDICAPES
ACCUEILLIS EN CRP, EN ILE DE FRANCE
Des personnes en situation de handicap en Ile de France ont, ou vont intégrer, une formation de réadaptation professionnelle mais ne seront pas rémunérées alors que la loi prévoit ce droit à la rémunération.
A l'heure de la Conférence Nationale du handicap qui s'est tenue le 10 juin 2008, et fort des nombreuses incitations de nos dirigeants à travailler davantage et à pouvoir accéder au monde professionnel ordinaire lorsque l'on est en situation de handicap, il est plus qu'urgent de nous manifester.
Sur les 19 CRP (Centre de Réadaptation Professionnelle) franciliens et 2500 places,
472 personnes en situation de handicap ne seront pas rémunérées
suite au refus de la DRTEFP (Direction Régionale du Travail de l'Emploi et de la Formation Professionnelle) Ile de France, d'accorder les budgets correspondants notamment au CRP d'Evry ; 56 stagiaires n'auront pas de rémunération fin juillet alors qu'ils sont entrés en formation. Au CRP de Coubert, 49 futurs entrants ne pourront être rémunérés.
Une délégation a été reçue le 3 juillet 2008 par Monsieur Alexandre GUYLLOT conseiller chargé du volet formation professionnelle auprès de Monsieur WAUQUIEZ, secrétaire d'Etat chargé de l'emploi auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi ; par Monsieur VONLENNEP, conseiller emploi jeunes/seniors auprès de Monsieur WAUQUIER, par Madame Caroline BASCHMIDT, conseillère technique aux personnes handicapées auprès de Madame Valérie LETARD secrétaire d'Etat à la Solidarité et par Madame Françoise SENEQUIER, mission emploi des travailleurs handicapés auprès de la DGEFP. La délégation était composée de 8 stagiaires de CRP, d'une personne du collectif CGT des CRP et d'une personne du syndicat CGT de l'UGECAM Ile de France.
Le 10 juillet une délégation des UGECAM a rencontré Madame TOME-GERTHEINRICHS et Monsieur CAILLOT, conseiller technique à la sécurisation des parcours professionnels et aux revenus de travail auprès du cabinet de Monsieur Xavier BERTRAND, ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité.
Ces deux délégations ont été entendues et écoutées mais aucune décision n'a encore été prise pour débloquer la situation. Personne ne peut assurer que les stagiaires seront rémunérés.
Il est impératif que la mobilisation des stagiaires continue afin de faire valoir leurs droits à pouvoir suivre une formation rémunérée (droit issu du code du travail article D6341 – 26).
Nous exigeons la mise en cohérence des mesures prises en faveur des travailleurs handicapés et le respect des engagements pris par le Président de la République lors de la Conférence Nationale de Handicap du 10 juin 2008.
16:33 Publié dans Textes des membres du CSPRG | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le banc d'essai des contributions
Tout au long de l’été, le blog du CSPRG passera au banc d’essai la grande majorité des 21 contributions générales déposées par les socialistes dans le cadre de la préparation au Congrès de Reims.
Aujourd’hui : La contribution présentée par Jean-Marc Ayrault intitulé « réussir ensemble le congrès du Parti socialiste ».
A l’ouest rien de nouveau !
Cette contribution courte, trois pages, est symptomatique de l’état actuel du PS à plus d’un titre.
Sur la forme tout d’abord la contribution marque bien le manque d’idées dont fait preuve le PS.
Premièrement sur l’intérêt du dépôt d’une telle contribution. Dans la mesure où déposer une contribution de 3 pages ou ne rien déposer revient quasiment au même il est difficile d’y voir un intérêt pour nourrir le débat d’idées. En fait, les connaisseurs du fonctionnement du Parti savent bien que l’intérêt du dépôt d’une telle contribution ne réside pas tant dans l’intérêt de faire avancer le débat d’idées mais bien plutôt dans la volonté pour les auteurs de poser des conditions a un futur ralliement. Il est important de noter également que cette idée du « dépôt des conditions » d’un futur ralliement est renforcé par la lecture des signataires de la contribution où l’on s’aperçoit que l’Ouest est plutôt centrée autour de Nantes et du département de la Loire-Atlantique (plus quelques bases dans le Maine-et-Loire), ce qui au-delà du rayonnement de la région nantaise sur le Grand Ouest, montre très clairement que l’on est bien dans la « contribution des affidés de Jean-Marc Ayrault ».
La contribution après une courte introduction qui ne possède, en l’espèce aucune originalité sur le constat de l’état actuel de notre pays, est divisée en deux parties égales.
Une première partie sur les raisons du succès des socialistes de l’Ouest et surtout sur l’intérêt pour l’ensemble des socialistes d’y prêter une grande attention.
Une deuxième partie, sans grand lien avec la première, sur « comment réussir le congrès des socialistes ».
Si la forme est très pauvre, sans réel intérêt pour faire « avancer le schmilblick », le fond notamment sur l’analyse du socialisme breton et angevin pouvait laisser présager une analyse de sociologie politique et électorale fine et intéressante. Et bien, même pas.
Cette première partie est d’une platitude affligeante. Avec cette contribution nous apprenons globalement que le succès du socialisme en Bretagne et dans les Pays de Loire est du à la « tempérance légendaire » de ces habitants. Nous sommes plus dans une publicité véhiculée par le Conseil Régional de Bretagne ou celui des Pays de Loire que dans une analyse politique. L’apport historique de la fusion entre le catholicisme social et la « deuxième gauche » n’est absolument pas assumée. Cette contribution en fait annonce une série de platitudes aussi sûrement qu’elle « enfonce des portes ouvertes ». Il est impossible pour quiconque veut trouver des idées originales pouvant servir les intérêts de notre Parti de trouver son bonheur dans cette contribution.
La deuxième partie est comparativement plus riche dans la mesure où la contribution « réussir ensemble le Congrès du Parti socialiste » explique très clairement la raison de son existence. Dans un premier temps, Jean-Marc Ayrault et ses obligés annonce trois positions de principes, qui à défaut d’être originales peuvent être partagées par bon nombre de camarades. Ces trois positions sont annoncées dans la terminologie « ayraultesque » comme des refus. Le premier refus est celui de la désignation de notre candidat(e) pour 2012. Le deuxième refus est celui d’un refus de « mettre en sommeil » le Parti, oui je sais de la part du Maire de Nantes c’est assez rigolo. Enfin, le dernier refus est celui du socialisme municipal et là je ne résiste pas au plaisir de vous donner gratuitement un passage de cette contribution.
« Nous refusons le « localisme » au sein du Parti Socialiste. Celui-ci a deux visages. Le premier est celui du repli sur eux-mêmes d’élus qui préféreraient gagner les pouvoirs locaux en restant dans l’opposition plutôt que de prendre le risque du pouvoir. Le second est celui d’un parti devenu une addition de baronnies qui renonceraient à intervenir dans les débats nationaux à partir du moment où leurs intérêts seraient préservés. » Cette idée, que ne renierait pas un Montebourg époque ante-2007, me convient tout à fait mais dans la bouche de Jean-Marc Ayrault j’ai comme un doute, pas vous ?
En réalité tout l’intérêt de la contribution réside réellement dans l’idée qu’entend faire passer le Président du Groupe Socialiste, à savoir la création d’une motion majoritaire dès le début du Congrès sans être obligé de passer par la case « synthèse ». « Parce qu’il existe entre eux moins de différences que jamais, les responsables du parti qui ont la même ambition de transformation de la société et de construction de l’Europe doivent s’unir, mettre en commun leurs propositions, pour mener à son terme la nécessaire clarification politique du PS. Nous voulons contribuer à la construction d’une véritable majorité d’idées, et rassembler dans une même motion dès l’entrée du congrès, une majorité qui porte un véritable projet de rénovation et de développement du Parti socialiste. »
La prochaine contribution au banc d’essai sera celle d’un autre grand rénovateur de notre parti en la personne de François Hollande.
Francesco Maldini
15:00 Publié dans Textes des membres du CSPRG | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/06/2008
Militant lève toi! c'est la République qu'on assassine!
Ainsi, nous sommes à l’aube d’un glissement certain de la République des citoyens, à la République de César. Comme toujours les textes et les explications autour de cette modification constitutionnelle sont opaques et contradictoires.
En fait, les points positifs existent mais il n’y aucune garantie à ce qu’ils puissent être mis à profit.
Les points négatifs ont, eux, la garantie d’être appliqués. En résumé, les pouvoirs du « président » augmentent encore au détriment de ceux du parlement et ceci sans plus de contrôle parlementaire.
Nous nous dirigeons tout droit vers un système à l’américaine où un dictateur, fut-il élu, peut déclarer une guerre ou peut mettre en place une mafia autour de lui et ainsi étendre son pouvoir pour cumuler les pouvoirs politiques, judiciaires, économiques et médiatiques.
Nous avons l’obligation de faire entendre notre voix car les signatures que nous apporterons à l’un ou l’autre projet, l’une ou l’autre contribution, compteront aux yeux des parlementaires socialistes qui doivent nous représenter.
L’enjeu est de taille puisque pour être adoptée, cette réforme constitutionnelle doit être approuvée par 3/5ème des parlementaires, pour l’essentiel députés et sénateurs. Or, dans nos rangs, certains se déclarent prêts à voter oui. En agissant ainsi, ils permettront de reproduire le précédent reniement consistant à permettre la modification de la constitution en vue de la ratification du traité européen de Lisbonne sur les institutions européennes.
Aujourd’hui, des parlementaires de tous bords sont en train de choisir dans quel sens ira leur vote.
Le choix qui nous est offert et soit de laisser s’aggraver les dérives dictatoriales au sein d’une République présidentielle, ou alors de résister pour, quand les socialistes seront aux affaires, réformer la constitution pour rendre le pouvoir et la légitimité aux parlements.
Transmettez le lien : www.alter-reformeconstitutionnelle.com
Olivier Gaya – Collectif des Socialistes Pour le Renouveau de la Gauche- CSPRG
20:42 Publié dans Textes des membres du CSPRG | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/01/2008
Lettre de Michaël Moglia à Jean-Marc Ayrault
Cher Camarade,
Je souhaitais par la présente te faire savoir mon écoeurement suite à ton passage en force, hier après-midi, concernant l'épineuse question de la future ratification du traité de Lisbonne.
Annocée à la sauvette, sans qu'aucune décision n'ait été prise par le groupe, avant même que le BN de notre parti ne se prononce, cette position montre, s'il en était encore besoin, à quel niveau de médiocrité nous sommes tombés.
Cette position, qui a le mérite de prendre très clairement les Français pour des imbéciles, ajoute à la confusion ambiante et méprise le vote pourtant très clair de nos concitoyens et plus particulièrement celui de notre électorat.
Le reniement des engagements pris devant les Français lors des dernières Présidentielles, décrédibilise un peu plus encore notre action et plus particulièrement celle que tu mènes à la tête du groupe.
L'obtention du nouveau référendum est possible, la majorité des 3/5 des parlementaires nécessaire, à condition qu'aucune voix de gauche ne manque, existe. Tu en as décidé autrement, je le regrette et espère que de nombreux parlementaires ne te suivront pas dans cette décision nous permettant ainsi de ne pas être complètement ridicules lors des distributions que nous effectuons actuellement dans le cadre des élections municipales et cantonales.
Michaël Moglia
Membre du Conseil National
Conseiller Régional
17:20 Publié dans Textes des membres du CSPRG | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les bonnes résolutions de Francesco Maldini
En tant que militant, suis-je dans un parti qui me propose une ligne politique claire, une direction pour lutter contre les inégalités patentes qui sévissent dans le Monde mais également en France, bref une idéologie pour expliquer le Monde où à tout le moins des idées pour lutter contre ces inégalités ? Le moins que l’on puisse dire c’est que depuis bien longtemps, rendons grâce en cela à notre Premier Secrétaire, le PS ne s’embarrasse plus des débats d’intellectuels sur le « sens de l’histoire » ou « comment lutter contre le capitalisme », pas plus qu’il ne s’attache à réfléchir sur la « défense des libertés publiques et individuelles » ni sur le « rapport Nord/ Sud ». Non mon Parti, notre Parti, « fait avec », il fait avec le capitalisme, il fait avec les restrictions aux libertés publiques et individuelles en bref il se fait trimballer par l’Histoire plus qu’il n’agit sur elle.
Mais même si le PS n’est plus un Parti de transformation sociale, est-il au moins un Parti de gauche qui attire les foules ? Là aussi, le constat est terrible, notre Parti non seulement a perdu les « nouveaux adhérents » mais il continue à perdre des militants qui n’y trouvent plus leur compte et il n’arrive pas à en attirer de nouveaux. Le résultat en est un parti dont la moyenne d’âge dépasse allègrement les 50 ans et qui ne représente pas du tout la diversité de la société française. En effet, le PS est un parti de blancs, de fonctionnaires, d’hommes, de plus de 50 ans. Moi-même je remplis trois des quatre critères. Il est clair qu’avec un tel profil le PS ne peut s’adresser aux français sans être en décalage avec ce que vivent bon nombre de citoyens.
Sans idéologie et même sans idées, avec des militants aussi nombreux que le PS belge pour 4 fois moins d’habitants, le PS peut quand même compter sur un atout : ses élus. Je parle bien évidemment ici en terme quantitatif. Le PS est un parti d’élus. La spécificité française avec un nombre incroyable de collectivités locales au kilomètre carré, le cumul des mandats qui est un véritable sport national, l’absence de débats d’idées ainsi que le faible nombre de militants fait que les élus sont sur-représentés au sein du Parti. Les sections ne débattent plus de rien mais sont uniquement là pour servir de local à la préparation des élections. De plus, ces sections sont très proches, au niveau de leur mode de fonctionnement, des groupes de supporters des clubs de football (le nombre et l’animation en moins). Elles sont là autour d’une personnalité locale, faisant bloc, ne se posant pas trop de question sur « le pourquoi du comment ». Le PS est en fait une holding politique s’apparentant très fort à une machine électorale comme cela est le cas aux Etats-Unis d’Amérique par exemple.
Alors pourquoi rester ? L’amour du Parti, tel qui l’a été, à savoir un Parti où certes les ambitieux existaient, mais où les débats étaient présents, se conjugue avec l’espoir qu’il redevienne un Parti de transformation sociale. Le combat contre cette droite « bling bling » me fait également rester dans ce parti. Mais je dois avouer que la raison pour laquelle j’ai décidé de rester, cette année encore, au PS, réside dans l’annonce faite par Mme Royal d’en prendre éventuellement la tête.
En effet, si je veux que mon Parti arrête de dériver comme il le fait, je sais que mon vote lors du prochain Congrès sera important tout simplement pour éviter que cette camarade en aggrave les maux en en prenant la tête!!
Francesco Maldini du Collectif Boca Juniors
11:35 Publié dans Textes des membres du CSPRG | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Voilà les comédiens obséquieux
Certains socialistes prônent ne pas se rendre à l’Assemblée de Versailles. La droite n’attend que ça des socialistes !!
Qu’ils collaborent comme des tragicomédiens. Le pouvoir Sarkozyste sera très très content que les socialistes aient non pas une réaction citoyenne, mais une réaction de vierges effarouchées théâtralisé
Ne pas se rendre à l’Assemblée Nationale, voter NON à cette révision de la Constitution revient à s’auto éliminer politiquement parlant. C’est exactement ce que Sarkozy attends des socialistes obséquieux !
Prétendre « boycotter » par absence est débile. Pire c’est l’attitude de « collabo » que Sarko attends. Il ne veut pas que les élus socialistes se montrent défiants à son injonction. Juste qu’ils fassent comédie et ensuite il votent avec lui pour consacrer un Traité qu’installe les mécanismes du néolibéralisme au cœur de l’appareil politique européen
Nous ne serons pas dupes d’une façon aussi stupide de se faire tomber soi même dans le piège
Nous -citoyens- attendons une attitude citoyenne des nos élus. Tous les élus de gauche doivent être là pour s’opposer au pouvoir actuel. Nous les citoyens ne sommes pas dupes
L’Histoire le sera encore moins.
A. Espinoza
11:20 Publié dans Textes des membres du CSPRG | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/10/2007
Mini traité européen, la seule position commune acceptable pour un socialiste
De Mélenchon à Emmanuelli en passant par Marie Noël Linemann, les premières voix d’élèvent pour demander un Référendum sur le Mini traité Européen.
De Valérie Giscard d’Estaing à Pierre Moscovici , on s’accorde pour dire que le contenu reste le même, tout en changeant, la forme. Pour ceux qui sont comme nous pour une Europe sociale, notre responsabilité est de ne pas tomber à nouveau dans le piège, d’une Europe à tout prix, d’une Europe à n’importe quel prix. Ce n’est pas comme on veut le présenter, un simple règlement intérieur, pour améliorer le fonctionnement de l’Europe, mais bien le plan A(bis), reprenant l’indépendance de la Banque centrale européenne, et confirmant le slogan de la concurrence libre et non faussée ouvrant les services publics à la concurrence …etc… Ce que les partisans du non, pro européen dénonçaient dans le traité rejeté par les Français lors du référendum, sera donc soumis au vote du parlement, moyen détournée de s’asseoir sur la décision des Français. Déni de démocratie inacceptable.
Mais il y a un problème, savez vous que notre constitution a été modifié (par le congrès, c'est-à-dire par le sénat et l’assemblée nationale en 2004) inscrivant dans notre constitution, que notre pays s’alignerait sur le nouveau traité Européen. Manque de chance ce qui est inscrit dans la constitution n’a plus lieu d’être, les Français en ayant décidé autrement.
Nous voilà donc avec une constitution , je parle bien de la cinquième, qu’il faut à nouveau modifier, pour inscrire ce nouveau mini traité, qui sera cette fois soumis au vote de l’assemblée uniquement.
Il faut donc avant de parler de quoique ce soit et de ce mini traité, changer la constitution Française et pour se faire avoir la majorité des 3/5 ème sénat et Assemblé Nationale confondus. La droite seule ne peut pas le faire, elle ne possède pas cette majorité.
Socialiste sommes nous encore des démocrates ? Ce que le peuple à refuser par référendum vous oserez le faire passer dans le catimini des deux assemblées. Sommes nous devenu les sauveurs de Sarkozy, pour faire de lui le chevalier blanc de l Europe libérale. Sommes nous devenu les supplétifs de ce pouvoir, après toutes les trahisons dans notre camps .Allons nous lui apporter la consécration en nous abstenant lors du Congrès et ainsi lui permettre de modifier la constitution, ce qui mécaniquement entraînera la validations du mini traité devant l’assemblée Nationale .
Le combat est là, chaque député et sénateur est mis devant ses propres convicrtions d'homme et de femme de gauche, notre parti est mis devant le même choix. Que l’on soit ouiste ou nonniste aux sein du PS, une seule règle doit nous régir, celle de l’exercice de la démocratie. Le référendum ne doit pas faire peur aux deux camps, la seule position de notre parti doit être de refuser au Congrès cette majorité des 3/5 ème , et de renvoyer le sautillant président devant les électeurs. A lui seul reviendra la responsabilité de ces choix, uniquement à lui.
Voilà camarades socialistes le reste n’est que littérature compromission, renoncement, ou collaboration avec la droite libérale. Ne pas autoriser que le congrès valide la modification de la constitution, n’est pas prendre position pour le oui ou pour le non sur le mini traité . Ce n’est pas non plus être anti-européens ni souverainiste.
C’est simplement demander que la démocratie s’exerce dans notre pays. Socialiste nos valeurs sont en jeu, camarades députés et sénateurs votre honneur de socialiste est en jeux, vous ne pouvez accepter en vous abstenant au congrès ou en votant pour la modification de la constitution, de priver les Français de s’exprimer sur leur avenir européen en les privant d’un nouveau référendum. Le peuple est souverain,
Un Rénovolutionnaire
H.L (sans B)
06:40 Publié dans Textes des membres du CSPRG | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/09/2007
SARKOLAND ça ne fait que commencer. Par Henri Laviole
L'offensive que nous attendions est arrivée. La Sarkosie se met en place, il y a le monde visible encore séduisant, même pour ceux qui se font dépouiller et la Sarkosie souterraine celle de l'argent roi, celle de l'affairisme, celle du mélange de l'argent et du pouvoir.La Régression sarkozienne.
Annoncée pendant la campagne, en finir avec Mai 68, en finir avec cette philosophie gauchisante allant du Gaullisme au radicalisme de Chirac. Ce n'est pas la réforme que veut Sarkozy, c'est la fin d'une idéologie, de la tradition Française. C'est la mise en place du libéralisme Anglo-saxon, son objectif faire de la France les Etats-Unis de Busch.
Alors l'entreprise de démolition est en marche. Bannissons le mot Réforme, ce ne sont pas des réformes mais des régressions.
Régression sur le code du travail en modifiant les règles en faveur des employeurs et non des salariés. Régression en instaurant la franchise médicale. Régression fiscale en favorisant les plus riches à travers le bouclier fiscal. Régression sur l'âge de la retraite, régression sur les acquis sociaux, régression sur la durée du travail en déconstruisant les 35 heures, régression du système social « qui n'est pas tenable financièrement », régression humaine, test ADN pour le regroupement familial, obligation de résultats pour les préfets devenus chefs d'orchestres des expulsions, obligation de résultats pour la police, obligation de résultats dans le service public. Sarkoland se construit, la France se détruit.
La régression est globale
Adroitement tout cela est fait sous le couvert de l'équité, du souci du « mieux partager » et « de préserver le modèle Français ». Illusions, tromperies, démagogies, faux espoirs, « travailler plus pour gagner plus », mensonges et escroqueries. Il est là pour démanteler tout ce qui peut encore freiner l'instauration du libéralisme. Rien n'est laisser au hasard, cet homme est dangereux pour tous les salariés.
La Sarkozie souterraine
Une des rares images ou la Sarkosie souterraine est apparue, le soir de l'élection présidentielle, la soirée au « Fouquest's ».
Peu de médias (ses amis), relatent la proximité entre le pouvoir et le monde des affaires et de la finance. De toute la cinquième république pas un seul président n'avait montré une telle collusion entre l'argent et le pouvoir. La tradition Française de ne pas élire des affairistes est une bonne tradition, tradition bafouée par l'illusionniste. Le pouvoir se doit d'être libre de toutes les collusions. On est en plein dedans. Martin Bouygues patron entre autres de TF1, ami du Président, Bernard Arnault, PDG LVMH témoin au mariage de notre Président, Albert, frère et premier actionnaire de Suez, Antoine Bernheim, groupe d'assurances Generali, et Paul Desmarais, le principal actionnaire de Suez Total Lafarge. Mieux encore les amis de notre président, touche à encore plus sensible Alain Minc, le Monde, Serge Dassault, le Figaro, Edouard de Rothschild, Libération etc. On comprend mieux le repos du guerrier à Malte sur le Yacht de ce cher Vincent (Bolloré) pour préparer l'avenir financier de ses amis et l'assommoir social.
Plus grave, les hommes du président sont placés aux postes clefs dans les ministères, l'exemple de Stéphane Richard très grosse fortune, (ancien responsable du pôle immobilier de la Générale des Eaux) est placé, par notre Président, directeur de cabinet du ministre des finances.
On frissonne, on se tait, on admire, on refuse.
Refuser
Si la gauche actuelle a bien du mal à se faire entendre, on comprend mieux pourquoi, mainmise sur les médias, mainmise sur les affaires. La cacophonie au sein des partis de gauche n'aide pas non plus. Refuser la régression Globale, voilà notre combat, demain la gauche mais plus largement les républicains, se doivent d'être au côté de ceux qui vont relever la tête encore une fois, de ceux qui peuvent encore le faire. Demain nous devons être dans les mouvements qui mobiliseront au delà de tous les corporatismes, ce sont les derniers remparts à l'entreprise de démolition de la France.
Refuser que la République à travers son représentant s'acoquine avec les puissances financières, que la République dépouillée de son essence, où le pouvoir n'est détenu que par un seul homme, que cette République devienne l'outil du démantèlement de l'exception Française.
Que ceux que la collusion du pouvoir et de la finance ne dérange pas, sous prétexte qu'il faut être moderne, rejoignent B. Kouchner, le va en paix, qui ne parle que de guerre. A ceux qui sont frileux sur les régimes spéciaux, qu'ils aillent vers J.M. Bockel qui vient de créer son propre parti. Aux autres, ceux qui refusent, qu'ils se rassemblent, se parlent, et entravent par tous les moyens l'action de cet homme dangereux pour la France. Point de réformes, point de régressions, ce que nous voulons c'est construire, une France solidaire, juste, humaniste, la France des lumières celle ou l'homme est au coeur de toutes les préoccupations.
C'est bien une lutte idéologique qui nous attend.
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18/09/2007
Mini traité européen « et ça continue ». Par Henri Laviole
Après les libertés prises sur le programme socialiste, par notre candidate aux élections présidentielle, après les déclarations de M. Valls sur les régimes spéciaux, voilà le président du groupe socialiste à l’assemblée qui s’y colle. Le mini traité européen n’est pas encore rédigé que déjà s’élèvent des voix dans nos rangs pour l’approuver. Le jeux consiste-t-il en politique a être le premier à parler, quitte à être ridicule simplement pour exister. Alors tout le monde parle « en son nom » et celui qui devrait parler au nom des socialistes, dans cette cacophonie est devenu inaudible.
Ce mini traité n'est pas ENCORE écrit M. le président du groupe socialiste à l’assemblée nationale. Une commission au sein du parti socialiste existe qui doit rendre son rapport et donner la position des socialistes. Il faut que cesse cette dérive ou chaque baron se sent investit du droit de parler même en son nom au nom des socialistes.
Ce que Sarkozy prépare c’est la vision minimaliste d’une Europe des marchés, renvoyant aux calendes grecques, la chartre des droits fondamentaux, une politique forte, de la défense, du social, des services publics, de l'énergie, de l‘immigration.
Voilà ce que nous prépare le Président de la République, voilà ce que pourrait être un mini traité, enterrant le formidable espoir qu'est l’Europe, celle que nous avons défendu en votant non.
N’oublions pas, que la majorité actuelle ne pourra pas voter ce mini traité sans l’apport des voix de l’opposition. Ces voix sont les nôtres, celles de nos députés, à qui nous demandons de prendre chacun en conscience, la dimension du problème, et à qui nous demandons de ne pas suivre celui qui prend les décisions pour eux, pour notre parti, pour nous.
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13/09/2007
REGIMES SPECIAUX : l’arbre qui cache la forêt. Par Henri Laviole

Ce ne sont pas les régimes spéciaux de retraites qu’il faut réformer, mais l’ensemble des régimes normaux ; Il n’y a pas d’envie d’égalité ni de justice dans cette offensive, juste la logique de la droite de faire payer aux salariés les plus nombreux, les cadeaux fiscaux fait à quelques uns. La droite s’attaque aux derniers salariés en capacité de garder quelques acquis sociaux, terminant ainsi son entreprise de démantèlement globale allant du droit du travail au régime des retraites par répartition.
Ou est l’injustice ?
Ce n’est pas cette minorité de salariés qu’il faut montre du doigt, mais bien l’ensemble des régimes des salariés qu’il faut prendre dans une vaste réforme. La philosophie de la droite est simple, allonger la durée des cotisations, prolonger l’age légal de la retraite, faire payer uniquement aux salariés le coût du travail sans toucher à la part des cotisations patronales. Plus loin encore, continuer à faire des salariés une valeur ajustable et revenir sur le financement des retraites par répartitions. Nier que la richesse travail est le fruit des salariés pour mieux favoriser la rémunération du capital. Nier que le service public a un coût, dans la logique du libéralisme si chère au président.
L’injustice est bien de toujours niveler par le bas les conditions de retraites, de faire supporter aux seuls salariés le financement des retraites. L ‘attaque contre le dernier bastion du fer de lance des luttes sociales relève plus de la symbolique (liquider Mai 68) que du soucis de renflouer les caisses des régimes spéciaux. C’est bien une lutte idéologique, c’est bien la poursuite du libéralisme, car enfin ce que le gouvernement de L.Jospin à travers les fonds de retraite avait prévu, assurait l’équilibre les financements pour deux ou trois décennies.
Un écran de fumée
Que représentent aujourd’hui les régimes spéciaux de retraite, 6.4% de la masse des pensions versées, soit 500 000 actifs et 1 million de retraités (pour 12 millions de retraités). En 2025 les retraités des régimes spéciaux représenterons 1.6% de la masse totale des retraités (soit 300 000 personnes pour 18 millions de retraités). Dérisoire, inutile, inefficace, cette réforme ciblée idéologiquement ne réglera en rien le financement des retraites. Mais fera sauter les derniers verrous pour aller vers la retraite par capitalisation, pour augmenter la durée des cotisations et l’age de la retraite.
Parlons d’égalité et de pénibilité. Le secteur du bâtiments 872 000 salariés, le secteur de la restauration et de l hôtellerie 805 000 salariés, deux secteurs ou personne ne nie la pénibilité ni les bas salaires et encore moins une espérance de vie plus courte. Ces secteurs sensibles et en général la masse des salariés du privé sont opposés aux salariés des régimes spéciaux par la droite et par certains de nos camarade socialistes. Opposer les salariés pour mieux diviser crier à l’injustice permet de ne pas aborder les vrais problèmes que sont ceux du financement des retraites de toutes les catégories de salariés.
Que la droite fasse cela elle est fidèle à son idéologie, mais que nos camarades pataugent dans le marigot, flirtent avec la stratégie de cette droite c’est inacceptable.
Un seul régime de retraite et un vrai financement
Si notre credo reste les retraites par répartition et la solidarité, le système des retraites doit être mis à plat sur cette base. Toutes réformes visant à glisser vers un autre système engendrera l’inégalité, nous savons les dégâts des systèmes de fonds de pension, il suffit de regarder ailleurs pour comprendre. Ca doit être la base de notre idéologie et si certains nous considèrent comme archaïque, n’ayons pas peur d’affirmer qu au-delà des mots , il y a des réalités incontournables et des solutions évidentes.
Ces solutions ne sont pas celles de la droite , faire travailler plus, plus longtemps, alors que passé 50 ans un salarié est bon pour la sortie, alors que le chômage touche plus de 4 millions de personnes incluant les précaires et le temps partiel. Quelle dérision cette attaque contre les régimes spéciaux.
Un seul régime de retraite englobant les non salariés dans les cotisations, suivons le Conseil d’orientation des retraites en affirmant que l’augmentation des cotisations de 0,38 % par an (0.25 cotisations patronales et 0.13 cotisations salariales) réglerait le financement des retraites, avec 75% du salaire et pour tous les salariés et sur une base de 37.5 de cotisation.
Prendre l’argent là ou il est réellement, ne pas baisser le niveau des retraites, et faire face à la réalité du monde du travail (devant le chômage de masse faire croire que les gens vont partir plus tard est un non sens, ou une escroquerie quand on voit la difficulté des jeunes pour rentrer dans le vie active). Amputer les entreprises d’une partie de leur profit, pour assurer une vie convenable à ceux qui ont été malmené par le libéralisme est une juste compensation.
C’est le raisonnement que doivent tenir les socialistes, nous n’affaiblirons pas plus les entreprises, souvenez vous de la mise en place de la cinquième semaine de congé, un coût insupportable à l’époque pour le CNPF de l’époque.
C’est bien sure une solution en temps de crise que nous préconisons, et tout cela pourrait être balayé d’un revers de main si demain 2 millions de nos compatriotes retrouvaient le plein emplois. Le problème des cotisations ne se poserait plus alors, et nous serions en droit d’aller encore plus loin dans la solidarité.
Le problème du financement des retraites la durée de cotisation l’age de départ relève d’une meilleure répartition des richesses produites.
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