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22/11/2007
Appel du Comité National pour un Référendum
Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.
C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.
Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.
Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.
C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.
Premiers signataires
ABERGEL Gilbert, Ancien grand maître GODF; AGUIRRE Léonce, LCR; AMARA Jean-Claude, Droits devant!; ARIES Paul, Politologue; ATTAR Michèle, Gauche Avenir; AUTAIN Clémentine, Mensuel Regards; AUTAIN François, Sénateur MRC; AZAM Geneviève, Attac France; BACQUET Jean-Paul, Député PS; BATAILLE Christian, Député PS; BAVAY Francine, Les Verts; BEN HIBA Tarek, Alternative citoyenne; BEN SADIA Hamida, Alternative citoyenne; BERGE-LAVIGNE Maryse, Sénatrice PS; BEYNEL Eric, Syndicaliste douanier; BOISLAROUSSIE Jean-Jacques, Les Alternatifs; BORE Jean-Paul, Membre du comité des régions d'Europe, PCF; BORVO-COHEN SEAT Nicole, Sénatrice PCF; BOUMEDIENE Alima, Sénatrice Les Verts; BOURGAIN Michel, Les Verts; BOVE José, ; BRAY Florence, Cactus/La gauche!; BUFFET Marie-George, Secrétaire nationale du PCF; CABANES Claude, Journaliste, Gauche Avenir; CANDAR Gilles, Historien; CARASSUS Pierre, MARS - Gauche Républicaine; CASSEN Bernard, Journaliste, association Mémoire des Luttes; CHERFI Madjid, Chanteur de Zebda ; CHEVENEMENT Jean-Pierre, Ancien ministre, président d'honneur du MRC; CHOMBEAU Christiane, Journaliste; CIRERA Daniel, PCF; COCQ François, MARS - Gauche Républicaine; COLLOMBAT Pierre-Yves, Sénateur PS; COQUEREL Eric, MARS - Gauche Républicaine; CORCUFF Philippe, Sociologue; COTTA Jacques, Journaliste et réalisateur; COUPE Annick, Union syndicale Solidaires; COURS-SALIES Pierre, Coordination des collectifs antilibéraux; DAURIAC Jean-Francis, Observatoire de la Démocratie; DEBONS Claude, Ancien animateur du Collectif du 29 mai; DEBREGEAS Georges, Sauvons la Recherche; DEFROMENT René, Syndicaliste; DELAPIERRE François, PRS; DELUCHAT André, Ancien responsable syndical national; DELY Renaud, Journaliste; DENIS Ariel, Mouvement de la Paix; DESALLANGRE Jacques, Député; DESESSARD Jean, Sénateur Les Verts; DETHYRE Richard, Sociologue; DIEHLMANN Françoise, Forum de la Gauche Citoyenne; DOLEZ Marc, Député PS; DOUAT Rémy, Mensuel Regards; DREYFUS-SCHMIDT Michel, Sénateur PS; ECKERT Christian, Député PS; FERREIRA Anne, Député européen PS; FILOCHE Gérard, D&S; FOURNEYRON Valérie, Député PS; FOURRE Jacques, Responsable associatif; FRANCO Hélène, Magistrate ; GADREY Jean, Economiste; GARRIDO Raquel, PRS; GARROUSTE Laurent, Inspecteur du travail; GAUTHIER Elisabeth, Transform!; GAYSSOT Jean-Claude, Ancien ministre; GENEREUX Jacques, Economiste; GIRAUD Joel, Député PRG; GONNEAU Jean-Luc, Cactus/La gauche!; GUERIN Julien, D&S; HALPHEN Eric, Magistrat, écrivain; HARRIBEY Jean-Marie, Attac France; HEBERT Jean-Paul, Economiste; HUSSON Michel, Economiste; HUTIN Christian, Député MRC; JANQUIN Serge, Député PS; JOURNET Alain, Sénateur PS; KHALFA Pierre, Union syndicale Solidaires; KRIVINE Alain, LCR; LAIGNEL André, Député européen PS; LAMBERT Jérôme, Député PS; LANGLOIS Bernard, Journaliste; LE NEOUANNIC Pascale, PS; LE STRAT Claire, Politiste; LE STRAT Anne, Les Verts; LEFEBVRE Rémi, Universitaire; LEFORT Jean-Claude, Député honoraire; LEMAIRE Gilles, Ecologiste, faucheur volontaire; LIENEMANN Marie-Noëlle, Député européen PS; LORAND Isabelle, Médecin; MANDRAUD Isabelle, Journaliste; MANGENOT Marc, Economiste-sociologue; MANGEOT Philippe, Enseignant; MARQUAILLE Jeaninne, Forces Militantes; MARTEL Georges, CSPRG; MARTELLI Roger, Fondation Copernic; MASSIAH Gus, CEDETIM-IPAM; MAUREL Emmanuel, Parti Pris; MELENCHON Jean-Luc, Sénateur PS, président de PRS; MERIEUX Roland, Les Alternatifs; MERME Henri, Les Alternatifs; MESQUIDA Kleber, Député PS; MEXANDEAU Louis, Ancien ministre, Forces Militantes; MICHEL Jean-Pierre, Sénateur PS; MICHEL Jean, Député PS; MLATI Fatiha, Cactus/La gauche!; MOGLIA Michaël, CSPRG; NAÏR Sami, MRC; NATHANSON Jean-Michel, Union syndicale Solidaires; NAUDY Michel, Journaliste; NERI Alain, Député PS; PELLETIER Willy, Sociologue, coordinateur géneral de la Fondation Copernic; PICQUET Christian; QUILES Paul, Ancien ministre, Gauche Avenir; REVOL René, Vice-président de PRS; REYNAUD Marie Line, Député PS; RODET Jacques, CSPRG; ROGEMONT Marcel, Député PS; ROUSSEAU Michel, Marches Européennes; ROUSSEL Roselyne, D&S; SALESSE Yves, ; SANDRIER Jean-Claude, Député PCF; SARRE Georges, MRC; SIEFFERT Denis, Journal Politis; SIRE-MARIN Evelyne, Magistrate, co-présidente de la Fondation Copernic; SOUDAIS Michel, Journaliste; SPIZZICHINO Robert, Forces Militantes; TEPER Bernard, UFAL; TRICOT Catherine, Mensuel Regards; TROUVE Aurélie, Attac France; VACHERON Raymond, Syndicaliste; VACHETTA Roselyne, LCR; VENTURA Christophe, Mémoire des Luttes; VIDALIES Alain, Député PS; ZARKA Pierre, OMOS
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21/11/2007
Les régime très spéciaux de retraite des Grands patrons

Quelques exemples
- Lindsay Owen-Jones (L'Oréal) touche une retraite de 3,4 millions d'euros par an
- Antoine Zacharias (Vinci) touche une retraite de 2,1 millions d'euros par an
- Noël Forgeard (EADS) touche une retraite de 1,1 million d'euros par an
- Bertrand Collomb (Lafarge) touche une retraite de 1 million d'euros par an
- Louis Schweitzer (Renault) a droit à une retraite de 900.000 euros par an
Ces informations sont tirées du document Grands patrons : à combien se monte leur retraite ?
Méthodologie
Les éventuels régimes de retraite spécifiques dont bénéficient les cadres dirigeants varient selon les entreprises. Certaines sociétés provisionnent les montants des dépenses de pensions et d'autres passent des contrats avec des organismes spécialisés. Les procédures des régimes sont en général indiquées dans les documents de références des entreprises cotées, mais ces paragraphes sont parfois peu explicites. Certains calculs n'ont pu être effectués.
Les chiffres données ont été calculés à partir des données présentées dans les documents de référence (modes de calcul et revenus). Sauf mention contraire, lorsque le dirigeant est encore en activité, nous avons estimé sa retraite à partir de ces revenus acteuls mais en se basant sur une cessation d'activité à 65 ans.
Les patrons des grandes entreprises bénéficient bien souvent de systèmes de retraites supplémentaires. Financés entièrement par l'entreprise, ces régimes très spéciaux peuvent atteindre les 3 millions d'euros. Découvrez combien gagnent les grands patrons à la retraites et combien empocheront ceux qui sont encore en activité.
10:15 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20/11/2007
Pétition : non au cumul des mandats

La trajectoire d’un élu politique en France répond à deux lois simples : on se présente à une fonction pour préparer sa candidature à la fonction suivante ; lorsqu’on est élu à la fonction supérieure, on conserve la fonction antérieure de manière à éviter qu’un « intrigant » ne vienne reproduire à vos dépens le parcours que vous venez de réussir. D’où l’obsession de cumuler les mandats.
Valéry Giscard d'Estaing
La commission Balladur, chargée de réfléchir à la réforme des institutions, a rendu son rapport et propose d’instaurer une limitation des mandats entre une fonction ministérielle et un mandat électif ou une activité professionnelle. Cette avancée est à souligner et elle est, pour beaucoup de citoyens, indispensable au renouvellement, à la mixité et à la parité en politique.
Notre pays est l’un des seuls en Europe, où des responsables politiques cumulent plusieurs fonctions électives. Alors que les parlementaires français ont pour 85% d’entre-eux au moins une autre responsabilité locale, ils ne sont que 16% en Italie, 15% en Espagne, 13% en Grande Bretagne et 10% en Allemagne.
L’élu n’est pas un employé et son mandat n’est pas un job
Signez la pétition pour :
✓ que les élus bénéficient d'un statut et des droits sociaux leurs permettant de s’acquitter de leurs tâches à temps plein ;
✓ l'interdiction stricte de cumuler deux mandats ou fonctions électives ;
✓ limiter à deux mandats électifs dans le temps pour un même poste.
Pétition contre le cumul des mandats - http://www.oeuvrer.org - novembre 2007
15:00 Publié dans Actions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le PS et le mouvement social
Le 29 novembre, ce sera au tour des professions judiciaires d'exprimer leur hostilité aux décisions arbitraires du gouvernement et de la ministre de la Justice, décidant la suppression pure et simple de centaines de juridictions sur l'ensemble du territoire.
La colère populaire s'amplifie donc et gagne chaque jour des couches nouvelles.
Mais, face à ce mouvement social, il n'existe pas, à l'heure actuelle, de débouché poltique offrant une véritable alternative. Le Monde, daté des 18 et 19 novembre, pose la question : "Ce que les gauches auraient fait". Les leaders du Parti socialiste, qui se présetent comme le parti hégémonique ' d'opposition', ne cachent pas leur accord de fond avec la mise en cause des régimes spéciaux de retraites. Ils contestent seulement la manière de faire du pouvoir. François Hollande déclare même que "Notre but aurait été de responsabiliser le mouvement syndical". En clair, le PS aurait obtenu le concours et l'adhésion des organisations syndicales, alors que Sarkozy les a braquées par son autoritarisme ! Ainsi, la 'réforme' aurait mieux passé ...
Cette offre de service en dit long sur la politique que mènerait le Parti socialiste s'il revenait aux affaires .
Il reste donc aux autres formations de gauche à en tirer la leçon.
14:56 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/11/2007
Si, on peut faire grève et négocier en même temps! Par Raquel Garrido
Le gouvernement ne cesse de dire aux travailleurs des régimes spéciaux que l'on ne peut pas faire grève et vouloir négocier en même temps. Rien n'est plus faux !
Quand le Premier Ministre et le Ministre du Travail déclarent qu'on ne peut négocier et faire grève en même temps, c'est un mensonge. Ils devraient faire attention, car la France a déjà été condamnée une fois par l'OIT : c'était la semaine dernière, quand le CNE (Contrat Nouvelle Embauche) a été jugé incompatible avec la Convention 158 (sur le licenciement) de l'OIT qui limite la période d'essai durant laquelle le patron a le droit de licencier sans se justifier. Et les travailleurs en grève n’ont pas à se laisser intimider par des arguments qui ne tiennent debout ni juridiquement ni politiquement.
Source : PRS
20:09 Publié dans Acteurs de la gauche du PS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La grève est juste
Il se passe une sorte de petit miracle autour de la grève des transports. Le voici : un nombre non négligeable de sondés affirme son soutien au grévistes. Ce n’est pas une majorité, bien sur. Mais si on tient compte du matraquage sur le sujet il est à proprement parler incroyable que des gens continuent à ne pas céder à la pente dans laquelle on les pousse avec une constance absolue et omniprésente. J’y vois le signe d’une meilleure résistance des valeurs de gauche que ne l’affirme la thèse de la droitisation de la société. Peut-être aussi que la société commence à savoir secréter des anti corps contre les épidémies médiatiques. Il n’empêche que pour l’instant, dans la bataille d’opinion le point est du côté de Sarkozy. Mais il ne peut en être autrement quand aux batteries médiatiques traditionnelles, pilonnant soir et matin le front social, s’ajoutent certains tireurs dans le dos du PS et des syndicats.
Je vais aussi donner des nouvelles de la deuxième réunion en vue de la création d’un comité national pour le référendum sur le nouveau traité constitutionnel..
UN FAIT CULTUREL
La domination du programme de droite sur le système médiatique est désormais pratiquement sans faille. Je pense que c’est un fait culturel davantage que politique au sens ordinaire de ce mot. En pratique la plupart des gens dans les salles de rédaction sont convaincus de ce qu’ils disent et font. La grève et les grévistes leur paraissent réellement absurdes. Les gens qui résistent intellectuellement s’auto censurent. Et tous sont placés dans des conditions matérielles de travail telles qu’aucun n’à le temps ni les moyens d’entrer réellement dans le fond technique d’un dossier. Je l’observe chaque fois que je participe à un débat. Tant de sujets défilent les uns après les autres sous la présidence de Sarkozy ! Nous-mêmes, les parlementaires et les militants politiques nous arrivons avec peine à suivre. Nous sommes tous spécialisés dans plusieurs domaines et nous intervenons le plus souvent dans nos domaines de compétence. Mais les professionnels des médias doivent être sur tous les sujets en même temps, tous les jours. En nombre toujours plus réduit, avec des amplitude de travail considérables et une précarité d’emploi qui confine au chantage permanent… Pour moi, l’appauvrissement du débat et de la pensée sur les sujets de l’actualité est d’abord le résultat des conditions matérielles d’exercice du métier de journaliste aujourd’hui. Personne donc n’a besoin de tenir la main ni de « faire pression sur les médias ». Ils agissent spontanément, en toute bonne foi, d’après la ligne de plus grande pente. Le résultat est consternant.
LE TRANSFERT
Sarkozy premier servi ! Personne ne le rend responsable du désordre. Celui-ci est imputé aux seuls grévistes. C’est pourtant lui qui a provoqué le conflit et qui en maintient la cause. Le caractère purement idéologique du conflit ne fait l’objet d’aucun débat. Pourtant tout le monde sait que la fin des régimes spéciaux ne changera rien aux comptes des régimes de retraites. Personne ne lui demande pourquoi dans la même période il a reconnu et conforté certains régimes spéciaux comme celui des marins pêcheurs. D’une façon générale aucune question embarrassante n’est soulevée. Tout est ramené à la mise en scène permanente de la « galère des usagers ». L’impudence est sans limite. Sur une grande station de radio qui me faisait l’incroyable faveur de me permettre d’exprimer un soutien aux grévistes face à deux journaliste convaincus qu’ils s’agit d’un attentat au bon sens et à un représentant de l’UMP (trois contre un, je considère que c’est équilibré par les temps qui courent), j’ai vécu une scène obscène de la bonne conscience du parti pris ordinaire. Après une question déjà pleine du bon sens impartial que l’on devine, la parole est donnée par surprise à la journaliste « spécialiste de l’économie » qui s’adresse à moi pour poser la question « économique » qui tue : « vous êtes aussi élu du département de l’Essonne, que dites vous aux gens qui ne peuvent pas aller travailler et qui sont dans la galère de transport ». Je suppose que cette personne pensait m’intimider. Mais peut-être s’agissait-il seulement de remettre en route le moulin à propos de « la galère des usagers » qui s’interrompait chaque fois que j’ouvrais la bouche pour parler du fond du dossier. J’ai donc répondu en restant sur « le terrain économique » qui justifiait la présence de cette nageuse de combat: « je les invite à être solidaire des grévistes qu’il faut entourer d’amitié et de solidarité au moment ou on veut leur voler leur pauvres avantages de carrière ». Ca l’a scotchée. Tous ces gens sont habitué à avoir en face d’eux des poltrons qui cherchent à leur plaire et leur lèchent les mains dés qu’ils sortent le fouet. Cette anecdote me permet de souligner la méthode qui s’applique dans la mise en scène médiatique de cette actualité.
LA METHODE
Car il y a une méthode. On ne parle plus du contenu de la lutte, c’est-à-dire le bien fondé ou non de la réforme des régimes spéciaux. On traite de « la galère des usagers ». Même pratique à propos des universités. On ne dit pas un mot du contenu de la réforme Pecresse. Pas un mot sur ce que signifie l’autonomie des université qu’elle a fait voter. On traite, sans fin, de la légitimité ou non du blocage de Facultés. La réforme est bonne parce que ceux qui s’y opposent sont mauvais, voila le tableau suggéré à gros traits. La mise en scène bat alors des records. Un socialiste qui essaie de sortir de ce cadre de débat est immédiatement contré avec deux arguments qui eux non plus n’ont rien à voir avec le contenu des politiques qui sont à l’origine des conflits. Premier argument : « mais tout le monde est d’accord sur ce point », avec son codicille affolant: « la France est très en retard dans ce domaine ». En Deuxième argument : « mais vous savez bien que les socialistes sont divisés sur ce point » et son codicille : « ce que vous dites là, ce n’est pas ce que dit, par exemple, Manuel Valls ». D’une façon générale la méthode consiste à disqualifier davantage qu’à mettre en débat. Disqualifier les acteurs du conflit à partir de clichés répétés en boucle : les cheminots sont des privilégiés archaïques, les étudiants des radicaux enragés (sur la Six on a même montré « une jeune SDF pitoyable qui a décidé d’aller soutenir le mouvement des étudiants»). Disqualifier les défenseurs de ceux qui luttent. Ils sont divisés. Ils savent bien que la bataille est perdue et ils font semblant. Disqualifier les représentants et les portes parole. Le sort réservé à Bernard Thibault et à la direction de la CGT est emblématique. Ils agissent : ce sont des jusqu’auboutistes irresponsables. Ils ouvrent la discussion ? Cela prouve qu’ils savent bien qu’ils ont tort, qu’ils ont perdus et qu’ils essaient de se tirer d’affaire à n’importe quel prix, sur le dos de leur base. Je ne crois pas qu’un seul des héros de ce jeu de massacre se demande ou va aller le pays si toute opposition démocratique est disqualifiée de cette façon. En réalité dans les hautes sphères de la Sarkozy, il y a un calcul. Polariser la société entre les enragés (nécessairement minoritaires pour toujours) et l’UMP.
LA JUSTE ATTITUDE POUR UNE CONSCIENCE DE GAUCHE.
Dans ce contexte, il faut avoir le cœur et l’esprit clair. Il faut s’engager. Les cheminots ont raison. Leur lutte est juste. Ils ne sont pas des privilégiés. Ce sont seulement des boucs émissaires, les têtes à claque de la droite. Sarkozy veut mater les fortes têtes avant la réouverture du débat sur l’ensemble du régime des retraites qui aura lieu en 2008. Le premier devoir d’une personne de gauche est d’être solidaire. Et de tenir bon !
Comment ? D’abord financièrement, car les pertes sont lourdes déjà dans le budget des ménages. Et c’est la paye du mois de noël qui va trinquer ! Il est donc bien dommage qu’il n’y ait pas de caisse de solidarité de prévue. Mais à mon avis ça ne devrait pas tarder à se faire. Ensuite la solidarité doit s’exprimer en faisant de l’information autour de soi pour faire comprendre ce qui est en cause. Il ne faut pas abandonner le terrain a « l’évidence » des arguments répétés en boucle contre les « privilégiés », pour « l’équité » et autres attrape gogo. Si vous manquez d’arguments allez chercher sur le site de PRS ce qui vous fait défaut, téléchargez le tract. Bref, chacun de nous est un média qui a sa zone d’influence. Ces points de résistance sont précieux. Ils contribuent à maintenir une conscience populaire éclairée, un esprit critique et des solidarités qui sont un bon préparatif pour les circonstances qui s’avancent. On ne doit pas rire de ces recettes qui peuvent paraître à première vue sans commune mesure avec les moyens qui nous sont opposés. Car c’est de cette façon depuis toujours que la gauche populaire a construit ses rapports de force. Il est inutile de gémir et de dénoncer l’absence de tel parti qui a pourtant les moyens et les réseaux qui feraient de cette situation une impasse totale pour Sarkozy s’ils étaient mis en action. Il ne faut pas attendre que le voisin fasse quelque chose, il ne sert à rien de se tenir la tête dans les mains au spectacle lamentable des tireurs dans le dos. C’est le moment d’agir. Tout effort paye, tout résistance fait école.
LE REFERENDUM SUR LE NOUVEAU TRAITE
Jeudi dernier s’est tenu la seconde réunion en vue de la formation d’un comité national pour le référendum sur le nouveau traité constitutionnel. Le texte définitif a été adopté ainsi qu’un slogan et un modèle d’affiche. Les premières signatures ont été rassemblées. Il a été convenu de se donner encore une semaine de travail pour permettre à la collecte de la première série de signatures de couvrir un champ plus large que celui des seules personnalités politiques. Je veux donc demander aux amis qui suivent tout cela avec impatience de bien tenir compte des délais nécessaires pour faire les choses « tous ensemble ». Pour être aussi très direct, je veux aussi signaler que ma précédente note sur le sujet ne mentionnait le nom d’aucune personnalité socialiste, pas même le mien, dans le soucis essentiel de ne suggérer aucune appropriation, politique ou personnelle, du processus en cours. Je souhaite que cette façon de faire soit respectée partout, à cette étape surtout, car c’est le seul chemin de réussite honnête et rassembleur pour ce processus. De nombreux meetings sont déjà prévus. Je sais déjà que je serai le 6 novembre sur la place de la comédie à Montpellier. Toutes les dates seront rassemblées sur le site du Comité national pour le référendum a partir de la semaine prochaine.
Source : Blog de Jean-Luc Mélenchon
20:05 Publié dans Acteurs de la gauche du PS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'extraordinaire aveu de Sarkozy !
Bruno Waterfield, le correspondant à Bruxelles du quotidien britannique The Telegraph révèle que Nicolas Sarkozy, devant un groupe de parlementaires européens réunis à huis-clos, a admis que « des référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements »
Parlant du référendum du 29 mai 2005, Sarkozy a dit que « La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ». « La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé », a-t-il ajouté. « Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. »
En conclusion, il vaut mieux ne pas demander leur avis aux peuples !
Source : Gauche Avenir
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