17/06/2008

500 000 manifestants : un socle solide de mobilisation

logo CGT.jpg

500 000 manifestants comptabilisés à 17 h. La journée d’actions et de manifestations du 17 juin est inférieure celle du 22 mai. Mais elle représente un socle solide sur lequel peut s’appuyer le mouvement social. D’autant qu’elle se conjugue avec les manifestations de la Fonction publique et du secteur public de la semaine dernière. Globalement, nous sommes à un niveau de mobilisation comparable sinon supérieur à la fin mai.

La CGT et la CFDT mobilisent autant que le 22 mai. Les salariés du privé forment la majorité des cortèges. Le nombre d’arrêts de travail dans les entreprises a doublé en un mois. L’absence d’unité a été un handicap pour élargir la participation. D’autant qu’il n’est pas commun que des organisations syndicales aient appelé dans de nombreux départements et entreprises à ne pas manifester. Les organisations qui ont fait le choix de s’opposer à l’action d’aujourd’hui portent une lourde responsabilité vis-à-vis des salariés et de leurs revendications.

Le gouvernement ne peut pas ignorer ce qui s’est exprimé. Négociation et concertation qu’il a mises en avant depuis 1 an, ont perdu de leur crédibilité. Le gouvernement aurait donc tort de compter sur une démobilisation des salariés au cours des mois d’été.

La CGT entend poursuivre son action :

pour assurer la garantie du niveau des retraites et s’opposer à l’allongement de la durée de cotisations ; pour conforter les acquis en matière sociale et contre le projet de déréglementation du temps de travail que veut imposer le gouvernement.

Elle proposera au sein de la CES une réaction européenne au projet de directive temps de travail qui entérine avec l’appui du gouvernement français un véritable dumping social et une durée hebdomadaire maximale du temps de travail qui pourra être portée à 60 h et même 65 h par semaine.

Dès maintenant la CGT mettra en discussion les initiatives à prendre en juillet au moment où le Parlement se saisira des textes législatifs d’autant que le gouvernement veut utiliser la procédure d’urgence pour escamoter le débat. La CGT entend par ailleurs préparer les mobilisations indispensables et les convergences face au projet de loi de financement de la Sécurité sociale et au projet de loi de finances qui sont censées entériner les choix gouvernementaux en matière sociale, de temps de travail et de retraite. La CGT s’inscrit d’ores et déjà dans la mobilisation internationale du 7 octobre pour porter toutes les revendications des salariés autour du thème du travail décent.

Montreuil, le 17 juin 2008

17/12/2007

Diaporama sur le Traité de Lisbonne

Le peuple a voté Non en mai 2005; en 2008 il revient, mais ne sera pas soumis au peuple !
Seul le Parti Socialiste peut s'opposer à ce grave déni de démocratie ( voir explication dans le doc-joint): c'est comme cela, il faut en prendre acte.
  • Pas une minute à perdre, le 4 février  prochain, les jeux seront faits!
  • L'action de chacun compte pour que le PS fasse respecter et respecte lui-même le vote du peuple souverain !

Il s'agit ici de la défense de la démocratie !

 

8ac3e07933cb1f4c0ed7cb25839213e1.jpg

 

05/12/2007

Appel pour que le PS se mette au travail et qu'il s'ouvre à tous ceux qui veulent construire une Nouvelle donne à gauche...

e399d65fcb59b97d816a01cb79408528.pngNous ne pouvons pas rester sans agir.
La gravité de la crise sociale et l'injustice des politiques mises en oeuvre par le gouvernement Sarkozy-Fillon, rendent de plus en plus insupportable l'incapacité de la gauche à construire une alternative.

"Qu'est-ce qu'ils foutent les mecs du PS ? Elle est où l'opposition ?" demandait Josiane Balasko début novembre. Josiane Balasko n'est pas au PS mais elle a raison d'interpeller Solférino.
Que nous soyons militants PS ou non, vu l'importance du PS dans le paysage politique français, nous savons qu'il n'y aura pas de sursaut de l'ensemble de la gauche ni de réelle perspective de progrès social, si le PS ne change pas.

30 ans de crise, 3 millions de chômeurs, des millions de précaires et des millions de salariés qui subissent un stress de plus en plus pénible, 3 défaites aux élections présidentielles, que faut-il de plus aux dirigeants des partis de gauche pour se mettre au travail ?

Les statuts du PS indiquent que "deux fois par an" une Convention doit être organisée pour approfondir une partie du projet des socialistes. Depuis le 21 avril 2002, le PS aurait donc dû tenir 10 grandes Conventions. Il n'y en a eu aucune ! Aucun débat de fond en 5 ans, voilà l'une des causes majeures de la défaite du printemps 2007.

Hélas, six mois après cette nouvelle défaite, rien n'a changé. "Le PS est d'autant plus inaudible qu'il n'est pas en état de proposer des réformes alternatives."1 "Jamais le PS n'a paru aussi mou et fragile."2

Et la situation risque d'empirer après les municipales de mars 2008, avec la préparation d'un congrès qui risque d'être un nouveau Congrès de Rennes, un congrès de déchirements personnels bien plus qu'un temps de reconstruction intellectuelle. La perspective de ce spectacle doit réjouir les dirigeants de la droite mais elle nous navre profondément.

Voilà pourquoi, militants PS ou non-militants PS, nous demandons instamment aux dirigeants socialistes de se mettre au travail et d'organiser dès le début 2008 une grande Conférence qui aurait un triple objectif :
1 > Construire un nouveau contrat social.
En 1982, à Waasenar aux Pays-Bas, les partenaires sociaux ont pris quelques mois pour négocier un nouveau contrat social : temps de travail, formation, fiscalité, aides aux PME, code du travail, politique de recherche, indemnisation des chômeurs, financement des retraites... Tout a été mis sur la table, sereinement, afin d'arriver à un ensemble de propositions qui a permis, en quelques années, de diviser par deux le chômage et la précarité.
De même, en France, au bout de 30 ans de crise, le PS doit réunir économistes, syndicalistes et chefs d'entreprises, élus et militants de toutes les forces de gauche, pendant deux ou trois mois, afin de construire un nouveau contrat social.
2 > Clarifier les régulations nécessaires au bon fonctionnement de l'Union européenne.
La France va prendre en juillet 2008 la Présidence de l'Union européenne. C'est aussi en 2008 que seront revus le budget de l'Union, sa Politique de recherche et sa Politique agricole. En travaillant avec ses alliés des 27 Etats membres, le PS doit faire émerger les propositions les mieux à même de faire de l'Europe un espace de compétitivité économique, de développement durable et de bien-être social.
3 > Définir de nouvelles régulations monétaires, financières et commerciales au niveau international.
Vu la gravité des déséquilibres actuels (la dette totale américaine représente 230 % du PIB -contre 140 % en 1929- et une grande part de la croissance chinoise vient de la consommation américaine), nous ne pouvons pas attendre qu'éclate une nouvelle crise pour organiser un nouveau Bretton Woods3. Puisque aucun organisme international ne le fait ("il ne faut pas inquiéter les marchés"), pourquoi le PS n'en prendrait-il pas l'initiative ?

Le joli mois de mai 2008

Anniversaire de mai 68 et Congrès du PS... La droite espère que 2008 sera pour la gauche une nouvelle année de divisions et de déchirements. Et si, au contraire, en nous mettant tous ensemble au travail, en construisant un vrai projet et en nous donnant les moyens de le faire connaître du plus grand nombre, nous faisions de 2008 une année de renaissance ?

Au boulot !

Vu la gravité de la crise sociale, vu l'injustice des politiques mises en oeuvre par le gouvernement Sarkozy-Fillon et vu l'urgence qu'il y a à leur opposer une alternative crédible, à la hauteur des enjeux, nous (militants PS et non-militants PS) demandons instamment aux dirigeants du PS de se mettre au travail, dès le début 2008, avec tous ceux qui veulent construire une Nouvelle Donne.
Parmi les premiers signataires : Pierre LARROUTUROU (Délégué national Europe du PS), Patricia ADAM (Députée du Finistère), Béatrice ARRUGA (Vice Pdte Région Centre), Patrick BLOCHE (Député de Paris), Daniel CHANET (Maire de Vendôme), Pierre-Yves COLLOMBAT (Sénateur du Var), Alain DAYAN (Secrétaire régional PS Centre), Nicolas DUBOURG (PS Montpellier), Marie DUCAMIN (PS Rennes), Josette DURRIEU (Sénatrice des Hautes Pyrénées), Geneviève GAILLARD (Députée des Deux Sèvres), Jean-Patrick GILLE (Député d'Indre et Loire), Géraud GUIBERT (Secrétaire National Environnement du PS), Alain HUARD (Conseiller Général de l'Eure), Patrice JOLY (Premier fédéral de la Nièvre), Georges LABAZEE (Vice-Pdt Aquitaine), Jean LAUNAY (Député du Lot), Jérôme LAMBERT (Député de Charente), Claudy LEBRETON (Pdt du Conseil Général des Côtes d'Armor), Jean-Yves LE DEAUT (Député de Meurthe et Moselle), Michel LEFAIT (Député du Pas de Calais), Eric LOISELET (Premier fédéral de Haute Marne), Frédéric MAURAU (responsable NPS Aveyron), Frédéric PAIN (Délégué Nal Santé du PS), Claude SAUNIER (Sénateur des Côtes d'Armor), Frédéric TRICOT (Délégué régional PS Région Centre), François VAUGLIN (Secrétaire section PS Paris 11), André VANTOMME (Sénateur de l'Oise).
 
1. Le Monde, 10 octobre 2007
2. Le Nouvel Observateur, 4 octobre 2007
3. A Bretton Woods, en 1944, les meilleurs économistes de la planète se sont réunis durant trois semaines pour comprendre les causes de la crise de 1929 et définir des règles du jeu évitant qu'une telle crise ne se renouvelle. Les règles de Bretton Woods ont assuré 30 ans de stabilité avant d'être progressivement mises à bas.
 

 

27/11/2007

Réunion débat : Traité Européen - Référendum : une exigence démocratique

60ead19f4f32a6dce3b0d1396f3380e8.jpg

 

TRAITE EUROPEEN

REFERENDUM : UNE EXIGENCE DEMOCRATIQUE


VENDREDI 14 DECEMBRE à 18 heures

ASSEMBLEE NATIONALE

126 Rue de l’université - salle 62 42


REUNION DEBAT

avec

JACQUES GENEREUX
Président de RENOUVEAU SOCIALISTE EUROPEEN
Membre du Conseil National du PS

MARC DOLEZ
Député PS du Nord

GERARD FILOCHE
Membre du Conseil National du PS


Inscription obligatoire auprès de Georges MARTEL
R.S.E.
martel.georges@wanadoo.fr.
Pièce d’identité à présenter à l’accueil

Les personnels de l’Université Paris 1 s'opposent à la loi de réforme de l’université

L’assemblée générale des personnels de l’Université Paris 1, réunie à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales ce mardi 27 novembre 2007, a décidé d’exprimer son opposition à la loi de réforme de l’université et d’appeler l’ensemble du monde universitaire mais aussi l’ensemble des citoyens français soucieux de préserver une université de qualité, ouverte, démocratique et autonome, à se mobiliser pour  en défendre les principes :

- Démocratie de fonctionnement : contre la présidentialisation nous affirmons la supériorité du fonctionnement démocratique pour préserver la qualité pédagogique et scientifique de l’université ;

- Compétence scientifique collective : contre les recrutements biatoss et enseignants laissés au bon vouloir et aux appréciations personnelles d’un président et de ses conseillers, nous réaffirmons la supériorité du recrutement par les pairs dans le cadre des commissions de spécialistes ;

- Gratuité des enseignements : contre la tentation de substituer les diplômes d’université, dont les contenus et les modes de financement sont laissés au bon vouloir de chaque établissement, nous exigeons que les diplômes nationaux gratuits soient sauvegardés et que leur valeur soit préservée par rapport aux autres par des dispositifs de refinancements ;

- Redistribution interne des financements de la recherche : contre la subordination indirecte de l’université à travers des modes de financements par sponsoring, donations et agences de moyens nous exigeons la mise en place de structures démocratiques internes permettant d’organiser de manière pérenne les refinancements et péréquations entre disciplines, entre matières et entre types de recherches.

- Péréquation internuniversitaire des financements : contre le risque de voir progressivement les financements privés se concentrer sur certaines institutions à l’image prestigieuse ou commerciale nous appelons à mettre en place un système national de péréquation interuniversitaire pour la répartition des financements privés.

Pour atteindre ces objectifs et défendre ainsi la valeur d’un système universitaire de qualité, ouvert, démocratique et indépendant  qui n’a rien d’autre à envier aux écoles privées ou élitistes que leurs financements privilégiés y compris de l’Etat, nous appelons à participer au débat organisé à Jussieu de 12 h à 14 h  jeudi 29 novembre et nous appelons l’ensemble du monde universitaire et scientifique à se mobiliser :

1) à rejoindre les manifestations publiques organisées aujourd’hui et dans les prochains jours ;

2) à diffuser des tracts et à faire de l’information systématique sur les conséquences de cette loi au détriment de l’université ;

3) à organiser des ateliers de débats et de mobilisation ainsi que des journées banalisées pour favoriser l’élaboration de dispositifs d’une autre réforme de l’université ;

4) nous appelons l’ensemble des acteurs de l’université et notamment les syndicats enseignants à effectuer un débrayage jeudi 29 novembre 2007 et à déclencher un vaste mouvement de grève de tous les personnels le mardi 4 décembre 2007 ;

5) nous appelons tous les acteurs de l’université à se mobiliser pour obtenir que le gouvernement s’engage à suspendre la mise en oeuvre de cette loi.


Sorbonne, mardi  27 novembre  14 h. 15
________________________________

22/11/2007

Appel du Comité National pour un Référendum

4e6f0dfa6f60368e1478f87d1b9301b1.jpgUn nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.

Premiers signataires

ABERGEL Gilbert, Ancien grand maître GODF; AGUIRRE Léonce, LCR; AMARA Jean-Claude, Droits devant!; ARIES Paul, Politologue; ATTAR Michèle, Gauche Avenir; AUTAIN Clémentine, Mensuel Regards; AUTAIN François, Sénateur MRC; AZAM Geneviève, Attac France; BACQUET Jean-Paul, Député PS; BATAILLE Christian, Député PS; BAVAY Francine, Les Verts; BEN HIBA Tarek, Alternative citoyenne; BEN SADIA Hamida, Alternative citoyenne; BERGE-LAVIGNE Maryse, Sénatrice PS; BEYNEL Eric, Syndicaliste douanier; BOISLAROUSSIE Jean-Jacques, Les Alternatifs; BORE Jean-Paul, Membre du comité des régions d'Europe, PCF; BORVO-COHEN SEAT Nicole, Sénatrice PCF; BOUMEDIENE Alima, Sénatrice Les Verts; BOURGAIN Michel, Les Verts; BOVE José, ; BRAY Florence, Cactus/La gauche!; BUFFET Marie-George, Secrétaire nationale du PCF; CABANES Claude, Journaliste, Gauche Avenir; CANDAR Gilles, Historien; CARASSUS Pierre, MARS - Gauche Républicaine; CASSEN Bernard, Journaliste, association Mémoire des Luttes; CHERFI Madjid, Chanteur de Zebda ; CHEVENEMENT Jean-Pierre, Ancien ministre, président d'honneur du MRC; CHOMBEAU Christiane, Journaliste; CIRERA Daniel, PCF; COCQ François, MARS - Gauche Républicaine; COLLOMBAT Pierre-Yves, Sénateur PS; COQUEREL Eric, MARS - Gauche Républicaine; CORCUFF Philippe, Sociologue; COTTA Jacques, Journaliste et réalisateur; COUPE Annick, Union syndicale Solidaires; COURS-SALIES Pierre, Coordination des collectifs antilibéraux; DAURIAC Jean-Francis, Observatoire de la Démocratie; DEBONS Claude, Ancien animateur du Collectif du 29 mai; DEBREGEAS Georges, Sauvons la Recherche; DEFROMENT René, Syndicaliste; DELAPIERRE François, PRS; DELUCHAT André, Ancien responsable syndical national; DELY Renaud, Journaliste; DENIS Ariel, Mouvement de la Paix; DESALLANGRE Jacques, Député; DESESSARD Jean, Sénateur Les Verts; DETHYRE Richard, Sociologue; DIEHLMANN Françoise, Forum de la Gauche Citoyenne; DOLEZ Marc, Député PS; DOUAT Rémy, Mensuel Regards; DREYFUS-SCHMIDT Michel, Sénateur PS; ECKERT Christian, Député PS; FERREIRA Anne, Député européen PS; FILOCHE Gérard, D&S; FOURNEYRON Valérie, Député PS; FOURRE Jacques, Responsable associatif; FRANCO Hélène, Magistrate ; GADREY Jean, Economiste; GARRIDO Raquel, PRS; GARROUSTE Laurent, Inspecteur du travail; GAUTHIER Elisabeth, Transform!; GAYSSOT Jean-Claude, Ancien ministre; GENEREUX Jacques, Economiste; GIRAUD Joel, Député PRG; GONNEAU Jean-Luc, Cactus/La gauche!; GUERIN Julien, D&S; HALPHEN Eric, Magistrat, écrivain; HARRIBEY Jean-Marie, Attac France; HEBERT Jean-Paul, Economiste; HUSSON Michel, Economiste; HUTIN Christian, Député MRC; JANQUIN Serge, Député PS; JOURNET Alain, Sénateur PS; KHALFA Pierre, Union syndicale Solidaires; KRIVINE Alain, LCR; LAIGNEL André, Député européen PS; LAMBERT Jérôme, Député PS; LANGLOIS Bernard, Journaliste; LE NEOUANNIC Pascale, PS; LE STRAT Claire, Politiste; LE STRAT Anne, Les Verts; LEFEBVRE Rémi, Universitaire; LEFORT Jean-Claude, Député honoraire; LEMAIRE Gilles, Ecologiste, faucheur volontaire; LIENEMANN Marie-Noëlle, Député européen PS; LORAND Isabelle, Médecin; MANDRAUD Isabelle, Journaliste; MANGENOT Marc, Economiste-sociologue; MANGEOT Philippe, Enseignant; MARQUAILLE Jeaninne, Forces Militantes; MARTEL Georges, CSPRG; MARTELLI Roger, Fondation Copernic; MASSIAH Gus, CEDETIM-IPAM; MAUREL Emmanuel, Parti Pris; MELENCHON Jean-Luc, Sénateur PS, président de PRS; MERIEUX Roland, Les Alternatifs; MERME Henri, Les Alternatifs; MESQUIDA Kleber, Député PS; MEXANDEAU Louis, Ancien ministre, Forces Militantes; MICHEL Jean-Pierre, Sénateur PS; MICHEL Jean, Député PS; MLATI Fatiha, Cactus/La gauche!; MOGLIA Michaël, CSPRG; NAÏR Sami, MRC; NATHANSON Jean-Michel, Union syndicale Solidaires; NAUDY Michel, Journaliste; NERI Alain, Député PS; PELLETIER Willy, Sociologue, coordinateur géneral de la Fondation Copernic; PICQUET Christian; QUILES Paul, Ancien ministre, Gauche Avenir; REVOL René, Vice-président de PRS; REYNAUD Marie Line, Député PS; RODET Jacques, CSPRG; ROGEMONT Marcel, Député PS; ROUSSEAU Michel, Marches Européennes; ROUSSEL Roselyne, D&S; SALESSE Yves, ; SANDRIER Jean-Claude, Député PCF; SARRE Georges, MRC; SIEFFERT Denis, Journal Politis; SIRE-MARIN Evelyne, Magistrate, co-présidente de la Fondation Copernic; SOUDAIS Michel, Journaliste; SPIZZICHINO Robert, Forces Militantes; TEPER Bernard, UFAL; TRICOT Catherine, Mensuel Regards; TROUVE Aurélie, Attac France; VACHERON Raymond, Syndicaliste; VACHETTA Roselyne, LCR; VENTURA Christophe, Mémoire des Luttes; VIDALIES Alain, Député PS; ZARKA Pierre, OMOS

20/11/2007

Pétition : non au cumul des mandats

f637e6e6bebc5d6e3c45ee4271b000c3.jpg

La trajectoire d’un élu politique en France répond à deux lois simples : on se présente à une fonction pour préparer sa candidature à la fonction suivante ; lorsqu’on est élu à la fonction supérieure, on conserve la fonction antérieure de manière à éviter qu’un « intrigant » ne vienne reproduire à vos dépens le parcours que vous venez de réussir. D’où l’obsession de cumuler les mandats.
Valéry Giscard d'Estaing

 La commission Balladur, chargée de réfléchir à la réforme des institutions, a rendu son rapport et propose d’instaurer une limitation des mandats entre une fonction ministérielle et un mandat électif ou une activité professionnelle. Cette avancée est à souligner et elle est, pour beaucoup de citoyens, indispensable au renouvellement, à la mixité et à la parité en politique.

Notre pays est l’un des seuls en Europe, où des responsables politiques cumulent plusieurs fonctions électives. Alors que les parlementaires français ont pour 85% d’entre-eux au moins une autre responsabilité locale, ils ne sont que 16% en Italie, 15% en Espagne, 13% en Grande Bretagne et 10% en Allemagne.

L’élu n’est pas un employé et son mandat n’est pas un job

Les français sont aujourd’hui une très large majorité à déconsidérer l’homme politique, estimant que ses multiples candidatures n’ont plus rien à voir avec un engagement profond et sincère. De même, il n'est pas sain pour la vie démocratique qu'une même personne puisse rester à la tête d'une collectivité pendant 20 ou 30 ans, il faut au contraire permettre à des femmes et à des hommes nouveaux de partager les responsabilités locales et nationales. Nos institutions doivent être profondément modernisées pour permettre un renouvellement régulier de la classe politique.

Signez la pétition pour :

✓ que tout citoyen puisse accéder aux responsabilités sans risquer sa vie professionnelle ;
✓ que les élus bénéficient d'un statut et des droits sociaux leurs permettant de s’acquitter de leurs tâches à temps plein ;
✓ l'interdiction stricte de cumuler deux mandats ou fonctions électives ;
✓ limiter à deux mandats électifs dans le temps pour un même poste.

Pétition contre le cumul des mandats - http://www.oeuvrer.org - novembre 2007

Signez la pétition

13/11/2007

La LCR appelle à une "généralisation" des grèves

PARIS, 13 nov 2007 (AFP) - La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) s’est dite mardi "totalement solidaire" des salariés en grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, et a appelé à "une généralisation des grèves". "La LCR est totalement solidaire des salariés en grève et exige 37,5 annuités pour tous, pour une retraite à 60 ans avec 75% du dernier salaire", affirme l’organisation d’Olivier Besancenot, dans un communiqué. "Pour faire reculer ce gouvernement de régression sociale sur les retraites, comme sur les autres revendications telles que les salaires, il faudra reconduire et généraliser la grève", affirme le communiqué. La LCR propose de "faire du 20 novembre" - jour de grève dans la fonction publique à l’appel des syndicats- "une première journée de convergence interprofessionnelle". L’organisation trotskiste précise qu’Olivier Besancenot sera présent à la manifestation des salariés en grève mercredi à Paris.

Source : LCR 

Appel de la coordination nationale universitaire (réunie à Rennes le 10 et 11 Novembre)

« Nous, étudiants réunis en coordination nationale, représentant les assemblées générales de universités, constatons que la mobilisation prend chaque semaine de l’ampleur contre la LRU et les attaques du gouvernement. Plus de 50 assemblées générales ont eu lieu cette semaine, réunissant des dizaines de milliers d’étudiants. Plus de 25 universités sont en grève, dont plus de 15 ont voté massivement le blocage et l’arrêt total des cours. La mobilisation des étudiants s’annonce donc massive. Des assemblées générales sont prévues cette semaine dans presque toutes les universités.

Nous refusons la LRU parce qu’elle vise à démanteler le service public d’enseignement supérieur, amorcé depuis plus de 30 ans à travers de nombreux projets de lois (loi Faure, Projet De Waquet, Plan U3M, LMD, Loi de Modernisation des Universités), dont l’objectif principal est la mise en concurrence des universités à l’échelle mondiale comme aux niveaux nationnaux. La LRU va vers la privatisation des universités, augmentant ainsi le poids des entreprises et du privé. Les universités pourront être gérées comme des entreprises par des présidents tous puissants et des conseils d’administration avec encore moins de contrôle démocratique. Ainsi, les universités seront mises en concurrence avec comme conséquence une baisse du financement des filières considérées comme non rentables, une dégradation des conditions d’études dans les universités, et une augmentation de la sélection envers les étudiants. La loi instaure une pré-sélection des lycéens à l’entrée de l’université et facilite à terme l’augmentation des frais d’inscriptions. Nous appelons l’ensemble des lycéens-ennes à se mobiliser et à bloquer leurs établissements. De plus, les personnels enseignants comme non enseignants seront précarisés et gérés directement par la présidence des universités : c’est la casse de leur statut qui est programmée. Cette réforme n’étant ni négociable, ni amendable tant au niveau national que local, nous exigeons son abrogation.

La LRU n’est qu’une des mesures qui s’inscrivent dans la logique globale de casse de l’éducation, des services publics, et de l’ensemble des droits sociaux. Nous exigeons un cadrage national des diplômes, une augmentation des aides sociales et du budget de l’enseignement supérieur, ainsi que la suppression des frais d’inscription. En particulier, nous exigeons le rétablissement des 22000 postes de fonctionnaires supprimés cette année dont les 11200 dans l’éducation nationale. Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des salariés qui se déroulent en ce moment et avec leurs revendications : contre la remise en cause des régimes spéciaux et pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ; contre les franchises médicales ; contre la précarisation des statuts de la fonction publique. Cette solidarité ne doit pas être un vain mot elle engage tous les acteurs du mouvement social à travailler et à lutter ensemble. Nous dénonçons également la stigmatisation des immigrés et nous exigeons l’abrogation des lois anti-immigrés en particulier la loi Hortefeux, la régularisation de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, et la fin des rafles. Au rouleau compresseur du gouvernement nous opposons la convergence des luttes tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.

Le gouvernement fait fermer les universités bloquées et envoie les CRS dans celles qui sont occupées. A la mobilisation, le gouvernement répond par des pseudo promesses et par une répression dans les universités, nous appelons au boycott et blocage des commissions de mise en place de la LRU. Nous condamnons fermement les fermetures administratives et les agissements de la police. Face aux référendums organisés par les administrations nous affirmons la seule légitimité des Assemblées Générales et des comités de grèves pour décider des suites du mouvement. Les votes à bulletins secrets doivent être empêchés car ils nuisent au mouvement.

Nous appelons la population à soutenir notre mobilisation, celle des cheminots et la grève du 20 novembre dans la fonction publique. C’est par une lutte de tous et pour tous, que nous pourrons faire céder le gouvernement.

Nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec piquets de grève, blocage et occupation à discuter et convaincre autour d’eux pour construire un mouvement encore plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève.

Nous appelons à une journée nationale d’action de blocage des gares le mardi 13 Novembre.

Nous appelons à manifester aux côtés des cheminots le 14 ou le 15 novembre selon les villes. Nous appelons à manifester massivement le 20 novembre avec la fonction publique.

Nous appelons les salariés du public comme du privé à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève, car c’est tous ensemble étudiants lycéens travailleurs que nous ferons céder le gouvernement.

La coordination ne reconnaît pas et condamne toute négociation de syndicat ou organisation avec le gouvernement car l’objectif est la mise en place d’un rapport force, le seul moyen de satisfaire nos revendications. »

Communiqué unitaire contre les violences policières à Paris X

Communiqué commun d’organisations politiques nanterriennes

Ce lundi 12 novembre, des dizaines de gardes mobiles ont usé de gaz lacrymogènes contre les piquets de grève des étudiants de Paris 10 en grève contre la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU). Une loi d’inspiration purement libérale remettant en cause tous les principes d’égalité et préparant à courte échéance la privatisation de l’ensemble du système universitaire. Des agents en civil ont par ailleurs tenté de provoquer les étudiants.

La LCR, les Alternatifs et le PCF de Nanterre condamnent fermement l’usage de la force publique dans ce conflit social.

Elles constatent que le président Audéoud s’est permis des déclarations fallacieuses sur un noyautage du mouvement, dans le monde daté du 9 novembre. Il oublie de mentionner qu’il n’est pas lui même politiquement neutre : il est pressenti comme candidat aux municipales par l’UMP de Nanterre ! De plus l’affluence massive aux Assemblées Générales dépasse de loin les cercles militants. Les organisations signataires appellent au respect des mots d’ordre renouvelés en assemblée générale aujourd’hui, notamment celui d’abrogation de la loi LRU et le maintien de piquets de grève.

Elles constatent que dans nombre d’autres villes universitaires, le pouvoir réagit avec violence. Ces réactions montrent la fébrilité du gouvernement et du président face à la montée des contestations de sa politique de casse sociale.

Les organisations signataires saluent les mobilisations en cours dans de nombreux secteurs (transports, énergie, justice, universités, franchise médicales) et appellent les Nanterriens à se solidariser avec les luttes menées localement et nationalement.

Nanterre, le 12 novembre

Source : bellaciao 

Toutes les notes